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L'importance des marchés publics pour valoriser l'alimentation locale et bio

C'est le dernier maillon entre la terre et votre panier — et au Québec, la 18e édition de la Semaine des marchés publics le démontre jusqu'au 9 août, rapporte Radio-Canada.

L'importance des marchés publics pour valoriser l'alimentation locale et bio

Un marché public n'est pas un parking à étals. C'est le dernier maillon entre la terre et votre panier — et au Québec, la 18e édition de la Semaine des marchés publics le démontre jusqu'au 9 août, rapporte Radio-Canada. Sous le thème « Mangeons local. Point final. », l'événement mobilise producteurs et artisans bioalimentaires à travers la province, avec 33 marchés rien qu'en Estrie cet été.

Le marché comme colonne vertébrale du circuit court

Portée par l'Association des marchés publics du Québec en collaboration avec l'Union des producteurs agricoles, la campagne rappelle un point que vos étiquettes bio oublient trop souvent: un circuit court commence avant l'emballage, au moment où le maraîcher cueille ses variétés de saison. Johanick Riendeau, directrice générale du Conseil de l'industrie bioalimentaire de l'Estrie, résume l'enjeu: le marché public reste « un endroit où on peut trouver des produits locaux régionaux » et permet au consommateur « d'avoir un lien et de comprendre d'où vient le produit et comment il a été transformé ». Pour votre supérette bio de quartier, c'est le même filtre: rotation rapide des rayons, identification claire du producteur, traçabilité du terroir — pas seulement le logo.

L'anti-gaspi s'organise au cœur du marché

Le marché de Compton profite de sa 11e édition pour inaugurer un dispositif à noter. Les invendus des producteurs seront désormais remis à des organismes communautaires. Diane Goyette, sa directrice, détaille le mécanisme: des espaces dédiés où les marchands déposent ce qu'ils ne souhaitent pas rapporter en fin de journée. La collecte est confiée à Croquarium, un organisme sherbrookois déjà actif dans les champs. Nathalie Sundborg, sa chargée de projet en autonomie alimentaire, y récupère les surplus de fruits et légumes que les agriculteurs n'ont pas le temps de ramasser. Le partage se fait en trois tiers: un pour le producteur, un pour les bénévoles, un pour les organismes partenaires. Traduction concrète: moins de pertes au champ, plus de matière pour les cuisines collectives.

Trois réflexes à appliquer dès votre prochain marché

Vérifiez que votre stand pratique la récupération des invendus — don, compost, tarif réduit en fin de journée. Acceptez les produits hors calibre: leur densité en fibres, minéraux et micronutriments ne dépend pas de leur esthétique, et leur index glycémique reste identique à calibre égal. Demandez la provenance exacte avant de comparer un prix. Comme le résume la campagne québécoise, manger local n'est pas une tendance marketing: c'est un point final à l'opacité de votre assiette.