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Mon Échoppe Bio : une nouvelle épicerie engagée au cœur de Castellane

Comme le raconte La Provence, c'est Sarah, originaire de Seine-et-Marne et installée dans le village depuis 2020, qui a ouvert cette boutique après la fermeture de la Maison Bio.

Mon Échoppe Bio : une nouvelle épicerie engagée au cœur de Castellane

À Castellane, sur le boulevard Saint-Michel, une nouvelle enseigne a poussé ses étals: « Mon Échoppe Bio ». Comme le raconte La Provence, c'est Sarah, originaire de Seine-et-Marne et installée dans le village depuis 2020, qui a ouvert cette boutique après la fermeture de la Maison Bio. Pour celles et ceux qui suivent les petites adresses bio de proximité, l'arrivée d'un nouveau commerce dans un bourg provençal mérite qu'on s'y attarde, même à distance.

Un projet né d'un vrai manque local

Sarah n'a pas monté son échoppe sur un coup de tête. Elle travaillait déjà dans le commerce avant de se lancer, et c'est la disparition de la Maison Bio qui a déclenché sa décision. « J'ai tout de suite voulu créer un lieu pour que les habitants puissent continuer à profiter de bons produits », explique-t-elle dans La Provence. La nouvelle boutique propose une large gamme de produits biologiques et locaux, avec une priorité affichée pour les circuits courts et les producteurs régionaux.

Ce qui me touche, dans cette démarche, c'est qu'elle part d'un besoin local identifié, pas d'un effet de mode. Sarah assume clairement sa volonté de rendre accessible une alimentation saine à tous les profils — y compris ceux qui ne se revendiquent pas militants du bio. « L'objectif est de rendre accessible une alimentation saine tout en privilégiant les circuits courts et les producteurs régionaux », précise-t-elle. Et pour résumer sa philosophie en une phrase: « J'ai voulu un magasin qui plaise à tous, avec des produits les plus locaux possible et d'origine française. » Voilà une promesse modeste, mais qui change concrètement la vie d'un quartier.

Ce que je vérifie avant de pousser la porte d'une nouvelle bio

Quand une enseigne de ce type ouvre près de chez moi, j'ai pris l'habitude de ne pas me ruer tête baissée. Voici les quelques points que je regarde en priorité, et que cette nouvelle adresse coche déjà sur le papier, selon le reportage du quotidien régional.

D'abord, l'origine des produits: la gérante met en avant le made in France et les producteurs régionaux, et je demande toujours d'où viennent les fruits et légumes de saison, et depuis quand le magasin travaille avec chaque fournisseur. Ensuite, la part de vrac et de circuit court: un bon indicateur reste la diversité des références locales, parce que si tout vient du même grossiste bio, on n'est plus vraiment dans le circuit court. Je regarde aussi la transparence sur les prix: le bio coûte encore plus cher que le conventionnel, et j'aime qu'on m'explique pourquoi, plutôt que de subir l'addition en silence. Enfin, l'ambiance générale: une boutique « soigneusement décorée », comme la décrit La Provence, ce n'est pas qu'une affaire d'esthétique, c'est souvent le signe d'un projet tenu par quelqu'un qui prend soin de ce qu'il vend.

Pourquoi cette ouverture dépasse les frontières du village

Si vous n'êtes pas en Provence, l'actualité peut sembler lointaine. Elle illustre pourtant une tendance que je retrouve un peu partout en France: des particuliers — souvent des femmes — qui rouvrent ou créent des commerces bio de proximité après la fermeture d'enseignes nationales. Ces projets tiennent parce qu'ils s'ancrent dans une vraie relation avec les habitants, et non dans une logique de franchise calibrée depuis un siège parisien.

Je suivrai de près les premiers retours des clientes et des clients. Pour l'instant, le pari de Sarah coche beaucoup de cases sur le papier. Reste à voir, comme toujours, ce que cela donne une fois les courses dans le panier.