Prendre soin de son intestin : trois aliments à privilégier selon une nutritionniste experte
C'est exactement le message que fait passer Amy Buckley, diététicienne spécialisée dans le microbiote à The Gut Health Clinic et doctorante au King's College London, dans un entretien relayé par Doctissimo.

Arrêtez de chercher l'aliment miracle anti-inflammatoire: votre intestin n'a pas besoin d'une liste à la mode, il a besoin d'une routine hebdomadaire. C'est exactement le message que fait passer Amy Buckley, diététicienne spécialisée dans le microbiote à The Gut Health Clinic et doctorante au King's College London, dans un entretien relayé par Doctissimo. Trois aliments, pas dix, à caser dans votre semaine — et c'est tout le rayon d'une supérette bio de proximité qui devient votre terrain de jeu.
Le trio qui travaille pour vous, semaine après semaine
L'huile d'olive extra vierge d'abord. Pas celle qui traîne depuis six mois au-dessus du plan de travail: une bouteille opaque, pressée à froid, avec une date de trituration récente. Buckley la dégaine en filet sur les salades, en dip avec du pain au levain, ou pour napper un poisson juste sorti du four. Raison technique: ses polyphénols et ses acides gras mono-insaturés sont associés à une baisse de l'inflammation — une étude publiée en 2025 dans la revue Biomolecules, menée sur 37 adultes avec 37 ml par jour pendant 100 jours, a observé une diminution de plusieurs marqueurs inflammatoires.
Le kéfir ou un yaourt vivant ensuite. C'est votre dose quotidienne de probiotiques, à condition de lire l'étiquette: ferments actifs, peu de sucre ajouté, liste courte. Buckley en fait un bol de petit-déjeuner avec des flocons d'avoine, des graines de chia moulues et des fruits rouges surgelés — un montage rapide qui coche fibres prébiotiques et bonnes bactéries. Une étude de 2021 parue dans Nutrients, portant sur 1 753 personnes, montre que les consommateurs réguliers de yaourt présentent deux marqueurs de l'inflammation plus bas.
Les poissons gras ferment la marche: saumon, sardines, truite. Deux fois par semaine, comme le recommande l'American Heart Association. Leurs oméga-3 EPA et DHA modulent l'inflammation et protègent le système cardiovasculaire — un argument de plus pour ne pas les cantonner au dimanche.
Ce qu'on vérifie en magasin bio
Premier réflexe dans votre supérette de quartier: lire les étiquettes. Une vraie huile d'olive extra vierge affiche une acidité basse et une origine traçable; un kéfir digne de ce nom mentionne les souches de ferments; les poissons gras doivent venir de pêche durable (label MSC ou bio). La logique anti-inflammatoire commence ici, dans les rayonnages, pas dans les compléments alimentaires. Comme le résume Ophélie, qui signe un article sur les aliments anti-inflammatoires pour l'intestin sur ConfortIntestinal.fr: « L'objectif n'est pas de chercher un aliment miracle, mais de construire une base alimentaire régulière, diversifiée et bien tolérée par votre digestion. »
Trois produits, trois gestes, zéro protocole rigide — c'est toute la différence entre une cuisine qui soigne et une cuisine qui rassure.